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Que se passe t-il pour notre âme entre 2 incarnations?

Photo du rédacteur: voyageinterieursoi
voyageinterieursoi
29 sept.
13 min de lecture

Dernière mise à jour : 30 sept.



Dans mes articles précédents, nous avons parlé de l'incarnation, de l'oubli et de cette période qui pourrait exister entre deux vies.


Nous avons envisagé que la mort ne soit peut-être pas simplement une fin, mais une transition.

Que l'âme pourrait avoir besoin d'un temps pour se détacher de l'existence qu'elle vient de vivre, intégrer ce qu'elle a traversé, puis éventuellement se préparer à une nouvelle incarnation.


Mais cette réflexion soulève une question toute simple : que ferait réellement l'âme pendant tout ce temps ?

Attendrait-elle simplement ?

Ou bien cette période aurait-elle sa propre réalité, sa propre organisation, ses propres expériences ?


Pour essayer de répondre à cette question, je me suis intéressée à différents témoignages : ceux de personnes ayant vécu une expérience de mort imminente, mais aussi ceux d'enfants qui disent se souvenir de ce qui se serait passé entre leur mort précédente et leur naissance actuelle.


Et quelque chose m'a particulièrement interpellée.


Certains de ces récits ne décrivent pas un vide.

Ils décrivent une véritable période de transition.


Les expériences de mort imminente : revenir serait parfois un choix


Les expériences de mort imminente constituent un premier type de témoignage.


Il faut bien entendu les distinguer des souvenirs de vies antérieures : une personne qui vit une EMI est une personne qui revient à son existence actuelle après avoir été confrontée à une situation mettant sa vie en danger.


Mais ce que certaines personnes racontent de leur expérience est particulièrement intéressant pour notre réflexion.


Certaines disent avoir rencontré des proches décédés.

D'autres décrivent une lumière, une présence, une sensation de paix profonde ou une revue de leur vie.

Et certaines racontent surtout avoir été confrontées à une possibilité :

rester ou revenir.


Une étude consacrée aux récits d'EMI rapporte différents types de retours : certaines personnes disent être revenues sans avoir ressenti de transition particulière ; d'autres racontent qu'on leur aurait dit qu'elles devaient retourner dans leur vie parce qu'elles avaient encore quelque chose à accomplir ; d'autres encore disent avoir eu véritablement le choix entre rester et revenir.


Dans ces derniers récits, certaines expliquent avoir choisi de revenir principalement pour leurs jeunes enfants.


Ce détail me paraît essentiel.


Parce qu'il ne s'agit plus simplement de :

« Je suis revenu parce que mon corps a survécu. »


Dans le récit de certaines personnes, il y aurait eu une expérience subjective de décision.

Elles auraient pu rester.

Elles auraient préféré rester.

Mais elles seraient revenues pour quelqu'un.

Pour un enfant.

Pour un conjoint.

Pour leur famille.

Pour une personne qui avait encore besoin d'elles.


D'autres témoignages décrivent au contraire un retour qui n'aurait pas été volontaire.


Une analyse de récits d'EMI retrouve ainsi aussi bien des retours décrits comme volontaires que des retours vécus comme imposés ou résultant d'une interaction avec une présence ou un guide.


Il n'y a donc pas un seul scénario.


Et cette diversité est justement intéressante.


Revenir pour ceux que l'on aime


Parmi les récits rapportés, l'attachement aux proches terrestres revient régulièrement.

Certaines personnes expliquent qu'elles ne voulaient pas revenir pour elles-mêmes.

Elles voulaient rester dans cet état qu'elles décrivent comme profondément paisible.

Mais elles auraient pensé à leurs enfants.

À leur conjoint.

À leur famille.

Et c'est ce lien qui aurait motivé leur retour.


Cela donne une dimension particulière à la notion de choix.


Car si l'on prend ces témoignages tels qu'ils sont racontés, le retour ne serait pas nécessairement motivé par la peur de mourir.

Il pourrait être motivé par l'amour et l'attachement.


Certaines personnes racontent même qu'elles auraient accepté de rester si elles n'avaient pas eu de proches à retrouver ou de responsabilités envers eux, car leur expérience dans "ce monde" ou "cette dimension" était inexplicable.

Elles décrivent un profond sentiment de paix, de calme, de silence, de lumière, de bien-être et d'amour inconditionnel.

Tout paraît indescriptible avec des mots car ce qu'elles ont ressenti n'est pas semblable à ce que l'on peut ressentir dans une vie terrestre.

Même les couleurs vues lors de cette expérience n'existeraient pas dans la vie "incarnée".


Évidemment, nous ne pouvons pas transformer ces témoignages en preuve que la conscience choisit réellement de revenir.

Mais nous pouvons prendre au sérieux ce que ces personnes disent avoir vécu.


Et cela pose une question fascinante :

si une conscience peut, selon certains témoignages, avoir le sentiment de choisir de revenir dans son corps, pourrait-elle également avoir une forme de choix lorsqu'il s'agit de revenir dans une nouvelle incarnation ?


Les deux situations ne sont évidemment pas identiques.

Mais le parallèle est troublant.


Les enfants qui disent se souvenir de ce qui s'est passé entre deux vies


C'est ici que les choses deviennent encore plus intéressantes.

Car il existe des témoignages qui ne viennent pas d'adultes ayant vécu une EMI.


Ils viennent d'enfants.


Des enfants qui disent se souvenir d'une vie antérieure et qui, parfois, racontent également ce qui se serait passé entre leur mort précédente et leur naissance actuelle.


Ce phénomène a été étudié par Poonam Sharma et Jim Tucker à l'Université de Virginie.


Leur étude, publiée dans le Journal of Near-Death Studies, porte sur 35 enfants birmans rapportant des souvenirs de cette période intermédiaire.

Et leur analyse est particulièrement intéressante parce que les récits ne semblent pas être constitués d'un seul événement.


Les chercheurs ont identifié trois grandes étapes :

une phase de transition ;

une période stable dans un environnement particulier ;

puis une phase de retour vers l'incarnation.


Cette dernière phase comprend notamment des récits concernant le choix des parents ou la conception.


Nous retrouvons donc une structure étonnamment proche de ce que certaines traditions spirituelles décrivent depuis longtemps.

Mort.

Transition.

Séjour dans un autre état.

Puis retour.


Alors, où serait l'âme pendant ce temps ?


C'est une question à laquelle les témoignages apportent des réponses très différentes.


Et cette diversité est importante.


Certains enfants décrivent un environnement qui ressemble à un monde terrestre.

D'autres parlent d'un environnement céleste ou spirituel.

Certains semblent rester proches du monde qu'ils viennent de quitter.

D'autres décrivent des présences ou des êtres.


Les chercheurs ont d'ailleurs observé des différences culturelles dans la manière dont les enfants décrivent cette période : les récits étudiés en Asie ont davantage tendance à évoquer un environnement terrestre, tandis que les récits occidentaux peuvent davantage parler d'un environnement céleste.


Cela ouvre plusieurs possibilités.


Peut-être que l'environnement est réellement différent selon les personnes.

Peut-être que chacun décrit une réalité difficile à traduire avec nos mots.

Ou peut-être que nos représentations culturelles influencent la manière dont une expérience intérieure est racontée.


Nous ne savons pas.


Mais une chose est intéressante :

ces enfants ne décrivent pas nécessairement une âme qui attend dans le vide.

Ils décrivent parfois un espace dans lequel quelque chose se passe.


Une période de transition


La première étape identifiée par Sharma et Tucker est une phase de transition.

Elle intervient après la mort de la personne correspondant à la vie précédente.

C'est un passage.

Le corps est abandonné.

L'ancienne existence est terminée.

Et l'enfant décrit ensuite ce qui se serait passé avant son retour dans une nouvelle vie.


Cette idée rejoint certains récits d'EMI, dans lesquels les personnes décrivent elles aussi une séparation du corps et un passage vers un autre état de conscience.


Les descriptions d'EMI comprennent notamment, dans une partie des témoignages, des expériences hors du corps, des rencontres avec des personnes décédées, une revue de vie et parfois une décision ou une injonction concernant le retour.


Cela ne signifie pas que les deux phénomènes sont identiques.

Mais certaines ressemblances sont suffisamment intéressantes pour être relevées.


Une période où l'âme pourrait simplement… exister


Après cette transition vient, dans les récits étudiés chez les enfants, une période plus stable.


Une période durant laquelle l'enfant décrit un environnement dans lequel il serait resté avant de revenir.


Et c'est là que je me pose une question très simple.


Que fait-on lorsqu'on n'est plus incarné ?


Nous avons tendance à penser l'existence uniquement à travers notre expérience humaine.

Travailler.

Manger.

Dormir.

Aimer.

Élever ses enfants.

Apprendre.

Vieillir.


Mais si la conscience existe indépendamment du corps, ces notions ne sont peut-être plus pertinentes.


Peut-être que l'âme ne « fait » pas au sens où nous l'entendons.

Peut-être qu'elle observe.

Qu'elle comprend.

Qu'elle rencontre.

Qu'elle se repose.

Qu'elle se prépare.

Ou peut-être que notre vocabulaire humain est simplement incapable de décrire ce qui se passe.


Le bilan de la vie


Cette idée de préparation rejoint également les récits d'expériences de mort imminente.


La revue de vie est l'un des éléments régulièrement rapportés dans la littérature consacrée aux EMI.


Certaines personnes décrivent la vision de moments importants de leur existence et une compréhension différente de leurs actes et de leurs conséquences.


Cela me fait penser à cette notion de « bilan » dont nous parlions précédemment.

Pas nécessairement un jugement.

Pas forcément une condamnation.

Plutôt une compréhension.

Regarder sa vie.

Comprendre ce que l'on a vécu.

Ce que l'on a appris.

Ce que l'on a fait vivre aux autres.

Ce que l'on aurait peut-être aimé faire autrement.

Et peut-être comprendre aussi ce qui n'a pas encore été accompli.


Dans cette perspective, la mort ne serait pas simplement le moment où l'on quitte une vie.


Elle pourrait être le moment où l'on prend du recul sur cette vie.


Puis viendrait la préparation de la suivante...


C'est ici que les récits deviennent particulièrement intéressants.


Dans l'étude de Sharma et Tucker, la dernière phase des souvenirs de l'intervalle concerne le retour vers l'incarnation, avec notamment des récits de choix des parents ou de conception.


Cette idée apparaît également de manière très développée dans les récits recueillis par Michael Newton à travers sa méthode de « Life Between Lives ».


Le Michael Newton Institute décrit cette approche comme une exploration hypnotique de la période entre les incarnations.

Dans les récits associés à cette méthode, on retrouve notamment des thèmes de guides, de groupes d'âmes, de préparation de la vie et de sélection de l'incarnation.


Il faut toutefois distinguer les deux sources.


Les travaux de Sharma et Tucker portent sur des déclarations spontanées d'enfants.


Les récits de Michael Newton proviennent de séances d'hypnose guidée.


Ce ne sont donc pas les mêmes types de témoignages.

Mais ils se rejoignent sur une idée :

la période entre deux incarnations pourrait comporter une préparation au retour.



Choisir ses parents ?


Certains enfants étudiés disent avoir choisi leurs futurs parents.


Dans les récits de vie entre les vies, cette idée est également très présente.


Mais que signifie réellement « choisir » ?

Est-ce choisir précisément une mère et un père ?

Choisir une famille ?

Choisir un contexte ?

Choisir certaines personnes que l'on retrouvera ?

Ou simplement être attiré vers une incarnation qui correspond à quelque chose que l'âme souhaite expérimenter ?


Nous n'avons évidemment pas de réponse officielle.


Et je ne crois pas qu'il faille imaginer que cela signifie :

« Tout ce qui va m'arriver dans cette vie a été choisi à l'avance. »

Ce serait beaucoup trop simple.


Une autre hypothèse me paraît plus intéressante.


L'âme pourrait peut-être choisir un contexte, mais pas chaque événement.


Elle pourrait entrer dans une famille.

Rencontrer certaines personnes.

Arriver dans certaines circonstances.


Puis, une fois incarnée, le libre arbitre de chacun reprendrait sa place.


L'histoire pourrait alors prendre une direction que personne n'avait prévue.


Le fameux « contrat d'âme »


C'est ici que l'expression de « contrat d'âme » apparaît.


Elle est très présente dans les traditions et les courants spirituels contemporains, mais elle n'est pas établie scientifiquement.


Je la comprends davantage comme une manière de représenter une intention avant l'incarnation.

Une sorte de grandes lignes.

Certaines rencontres.

Certains apprentissages.

Certaines expériences.


Mais pas un scénario écrit dans les moindres détails.


Cette distinction est importante.

Parce qu'elle permet de conserver une place au libre arbitre.


Peut-être que l'âme sait ce qu'elle souhaite expérimenter.

Mais elle ne sait pas nécessairement comment cela va se dérouler.

Comme lorsqu'on choisit une destination sans connaître chaque détour du voyage.


Et le moment où il faut revenir ?


C'est probablement ici que revient le témoignage que j'avais en tête au début de cette réflexion : cette image d'un enfant racontant qu'avant son incarnation, il était occupé à jouer lorsqu'on lui aurait dit, en substance :

« Allez, c'est le moment maintenant. Il faut descendre. »


J'ai cherché précisément l'origine de cette formulation et je ne veux pas l'attribuer à tort à un enfant ou à une étude.

Je préfère donc la considérer comme un récit circulant dans les témoignages spirituels, plutôt que comme une donnée documentée que nous pourrions citer comme telle.


Mais l'idée qu'elle exprime est bien présente dans les récits étudiés : une période intermédiaire, puis un moment où l'âme se dirige vers une nouvelle incarnation.


L'étude de Sharma et Tucker identifie justement une phase de « retour », comprenant des récits associés au choix des parents ou à la conception.


Et cette image me semble finalement très parlante.


L'âme pourrait avoir son propre temps.

Ses propres activités.

Ses propres rencontres.


Puis viendrait un moment où quelque chose change.

Il est temps de revenir.


Mais pourquoi revenir ?


Les témoignages d'EMI donnent ici une piste particulièrement intéressante.


Certaines personnes disent avoir choisi de revenir pour leurs enfants.

D'autres pour leur conjoint.

D'autres parce qu'elles estimaient avoir encore quelque chose à accomplir.


Et certaines racontent ne pas avoir choisi leur retour.

La décision peut donc être vécue de manières très différentes.


Mais imaginons un instant qu'il existe réellement une forme de conscience entre les incarnations.


Pourquoi une âme choisirait-elle de revenir ?

Peut-être pour expérimenter quelque chose qu'elle n'a pas encore vécu.

Peut-être pour retrouver certaines âmes.

Peut-être pour accompagner quelqu'un.

Peut-être pour terminer quelque chose.

Peut-être simplement parce qu'elle souhaite à nouveau faire l'expérience de la matière.


Ou peut-être que, dans certains cas, elle ne choisit pas.


Peut-être qu'il existe quelque chose qui la conduit vers une nouvelle incarnation.


Et si le retour n'était pas toujours volontaire ?


C'est une possibilité que je trouve importante de laisser ouverte.

Parce que les témoignages ne racontent pas tous la même chose.


Certaines personnes disent :

« J'ai choisi de revenir. »


D'autres :

« Je savais que je devais revenir. »


D'autres encore :

« On m'a demandé de revenir. »


Et certaines :

« Je ne voulais pas revenir, mais je suis revenue. »


Il n'y a donc pas un modèle unique.


Peut-être que la conscience dispose parfois d'une liberté.

Peut-être qu'à certains moments cette liberté est limitée.

Peut-être que le « choix » lui-même est une manière humaine de traduire une expérience beaucoup plus complexe.


Mais dans tous les cas, ces récits donnent une image de la mort très différente d'un simple arrêt.


Combien de temps entre deux vies ?


Cette question nous ramène directement à l'article précédent.


Car si l'âme traverse réellement une période intermédiaire, combien de temps y reste-t-elle ?

Quelques jours ?

Quelques mois ?

Quelques années ?

Des décennies ?


Les recherches sur les cas de réincarnation montrent que les intervalles entre le décès de la personne identifiée comme précédente et la naissance de l'enfant peuvent être très variables.


La Division of Perceptual Studies parle justement d'« intermission » pour désigner cette période.


Cela rejoint donc une idée importante :

il n'existerait peut-être pas une durée unique entre deux incarnations.

Certaines pourraient être très rapprochées.

D'autres beaucoup plus éloignées.


Et si le temps vécu par la conscience n'est pas identique au temps terrestre, notre manière de mesurer cet intervalle pourrait être encore plus limitée.


Peut-être que le temps sert aussi à oublier


C'est là que ma réflexion rejoint directement les articles précédents.


Si l'âme revient avec une nouvelle identité, il faut qu'elle puisse réellement vivre cette nouvelle existence.


Imaginez arriver dans une nouvelle famille en vous souvenant parfaitement de votre ancienne vie.

De vos anciens parents.

De votre ancien conjoint.

De vos enfants.

De votre mort.

De vos blessures.

De vos erreurs.

De toutes les personnes que vous avez aimées.


Comment construire une nouvelle identité ?


Peut-être que l'oubli est justement nécessaire.

Peut-être que le temps entre deux incarnations participe à ce détachement.

L'âme comprend.

Elle intègre.

Elle se détache.

Puis elle revient.

Et au moment de l'incarnation, la mémoire consciente de l'existence précédente devient inaccessible.


Mais cela ne signifie pas nécessairement que tout disparaît.


Peut-être que certaines choses traversent malgré tout


C'est là que nous retrouvons notre réflexion sur la mémoire.


Certains enfants rapportent des souvenirs d'une vie antérieure.

Certains semblent conserver des émotions ou des comportements associés à cette vie.

Et certains cas présentent même des particularités physiques correspondant à des blessures attribuées à la personne décédée.


Nous arrivons alors à une possibilité beaucoup plus complexe.


Peut-être que le passage entre deux incarnations ne consiste pas à tout effacer.

Peut-être qu'il consiste plutôt à changer le niveau d'accès à ce qui a été vécu.

La mémoire consciente disparaît.

L'identité précédente devient inaccessible.

Mais certaines traces pourraient subsister.

Une émotion.

Une peur.

Une attirance.

Un comportement.

Et peut-être même une empreinte corporelle.


L'intervalle entre deux vies serait-il donc une étape essentielle ?


C'est finalement l'hypothèse vers laquelle toutes ces réflexions semblent nous conduire.


L'entre-deux ne serait pas simplement une salle d'attente entre deux incarnations.

Il pourrait être une véritable étape du parcours.

Un temps de transition.

Un temps de compréhension.

Un temps de détachement.

Peut-être un temps de rencontre.

Peut-être de préparation.

Peut-être de choix.


Puis viendrait le retour.

Le passage vers une nouvelle vie.

Une nouvelle famille.

Un nouveau corps.

Une nouvelle identité.


Et probablement, à nouveau, l'oubli.


Ce que les témoignages nous permettent réellement d'imaginer


Nous ne pouvons pas dire scientifiquement :

« Voilà ce que fait l'âme après la mort. »

Nous ne le savons pas.


Les EMI sont des expériences subjectives vécues dans des situations proches de la mort et leur interprétation reste discutée.


Les recherches sur les enfants qui rapportent des vies antérieures documentent des déclarations et, dans certains cas, des éléments vérifiables, mais elles ne démontrent pas le mécanisme de la réincarnation.


Et les récits de Michael Newton reposent sur une méthode hypnotique qui produit des expériences subjectives, et non sur une observation directe d'un monde spirituel.


Mais cela ne signifie pas que tous ces témoignages doivent être écartés.

Ils permettent au moins de faire émerger des thèmes récurrents.

Une séparation du corps.

Une transition.

Un autre état de conscience.

Une forme de compréhension ou de revue de vie.

Des rencontres.

Une période intermédiaire.

Puis, dans certains récits, une préparation au retour.

Et parfois même une forme de choix.


Alors, que se passe-t-il entre deux incarnations ?


Je ne sais pas.

Qui pourrait le dire avec certitude?


Peut-être que l'âme rejoint un autre plan.

Peut-être qu'elle retrouve d'autres âmes.

Peut-être qu'elle fait le bilan de ce qu'elle vient de vivre.

Peut-être qu'elle se repose.

Peut-être qu'elle apprend.

Peut-être qu'elle prépare une prochaine expérience.

Peut-être qu'elle choisit certaines rencontres.

Peut-être qu'elle choisit ses parents.

Peut-être qu'elle attend simplement que les conditions soient réunies.


Et peut-être qu'un jour, quelqu'un lui dit :

« C'est le moment. »

Alors elle revient.

Elle entre dans un nouveau corps.

Elle devient quelqu'un d'autre.

Elle oublie.

Ou plutôt, elle oublie ce que sa nouvelle conscience humaine ne peut pas encore porter.

Et pourtant, quelque chose pourrait rester.

Un lien.

Une sensation.

Une émotion.

Un souvenir.

Une peur.

Une attirance.

Une marque.

Une empreinte.


Cette réflexion rejoint celle de notre article précédent.


Car si l'âme peut traverser le temps entre deux incarnations, la véritable question devient finalement :

qu'est-ce qu'elle emporte avec elle ?


Et surtout :

qu'est-ce qu'elle laisse derrière elle… et qu'est-ce qui, malgré l'oubli, parvient tout de même à traverser ?


Je ne peux qu'émettre des hypothèses et me poser des questions par rapport aux différents témoignages et à mes propres croyances et certitudes.


Mais l'incarnation ne restera t-elle pas un véritable mystère ?

 
 
 

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