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Le temps entre deux incarnations

Photo du rédacteur: voyageinterieursoi
voyageinterieursoi
28 sept.
12 min de lecture

Dernière mise à jour : 30 sept.




Depuis que je réfléchis à l’incarnation, une question revient régulièrement : qu’est-ce qui se passe réellement entre deux vies ?


Dans les réflexions précédentes, je suis partie de l’idée que notre conscience humaine ne serait peut-être qu’une partie de ce que nous sommes réellement.

Derrière notre corps, notre personnalité, notre histoire et tout ce que nous construisons au cours de notre existence, il y aurait quelque chose de plus vaste : ce que j’appelle ici notre âme, ou notre essence profonde.


Dans cette vision, l’incarnation permettrait de vivre une expérience humaine particulière.

Mais elle s’accompagnerait aussi d’un oubli.

Nous ne nous souvenons pas consciemment de nos éventuelles vies précédentes, ni de ce qui aurait pu se passer avant notre naissance.


Il s'agit donc de réflexions autour du temps écoulé deux vies humaines.


Dans de nombreuses traditions spirituelles, la mort physique ne représente pas la fin de l’existence de l’âme.

Après avoir quitté le corps, celle-ci traverserait différentes étapes, différents plans ou différents états de conscience.


Les descriptions varient énormément selon les traditions et les personnes qui rapportent ces expériences.

Certaines parlent d’un bilan de l’existence qui vient de s’achever.

D’autres évoquent une période de compréhension, de rencontre, de préparation ou de détachement avant une nouvelle incarnation.


Je ne peux évidemment pas savoir ce qui se passe réellement après la mort.

Mais dans le modèle que je suis en train d’explorer, cette période pourrait avoir une fonction essentielle : permettre à l’âme de se détacher progressivement de la personne qu’elle vient d’être.

Car au moment où le corps meurt, si l’âme poursuit son existence, elle ne pourrait pas simplement cesser instantanément d’être cette personne.

Elle vient de vivre une existence entière.

Elle a aimé.

Elle a souffert.

Elle a eu des parents, peut-être des enfants.

Elle a développé des habitudes, des croyances, des attachements.

Elle a vécu des événements heureux ou douloureux.

Elle a construit une identité.

Il me paraît donc logique, dans cette conception, d’imaginer qu’un processus de détachement puisse être nécessaire.


L’oubli pourrait être la conséquence de ce détachement


Nous savons, dans notre propre expérience humaine, que prendre de la distance avec une période de notre vie demande du temps.

Une émotion très forte ne disparaît pas simplement parce que l’événement est terminé.

Une relation importante continue parfois à nous habiter longtemps après sa fin. Une identité professionnelle ou familiale peut rester profondément inscrite en nous même lorsque notre vie a changé.

Parfois même entre générations, avec les mémoires cellulaires, familiales, les liens transgénérationnels qui perdurent tant qu'ils n'ont pas été rompus, les loyautés et fidélités invisibles (qui sont un sujet à part entière et tout aussi passionnant...).


Alors, dans une existence où le temps ne serait plus vécu de la même manière que dans notre corps physique, ce processus pourrait être complètement différent.


L’âme pourrait progressivement se détacher de son ancienne personnalité.

Elle pourrait intégrer ce qu’elle vient de vivre.

Comprendre certaines choses.

Laisser d’autres choses derrière elle.

Puis perdre progressivement l’accès aux souvenirs liés à cette incarnation.


Dans cette hypothèse, l’oubli ne serait donc pas nécessairement quelque chose qui se produit au moment de la naissance.

Il aurait pu commencer bien avant.


La naissance serait alors l'aboutissement d'un processus déjà engagé.


Ce qui m’amène à regarder autrement les enfants qui semblent se souvenir...


Il existe depuis plusieurs décennies des recherches consacrées à des enfants qui racontent spontanément des éléments semblant appartenir à une autre vie.


Ces enfants sont généralement très jeunes, souvent autour de deux ou trois ans lorsqu’ils commencent à parler de ces souvenirs.


Certains donnent des noms, des lieux, des métiers ou des détails concernant une autre famille.


Dans certains dossiers, les chercheurs ont ensuite identifié une personne décédée dont la vie présentait des correspondances avec les déclarations de l’enfant.


Il faut cependant être précis sur ce que ces recherches établissent.


Les chercheurs n’observent pas une âme passer d’un corps à l’autre.

Lorsqu’ils parlent d’un « cas de réincarnation », ils désignent un dossier dans lequel les déclarations d’un enfant correspondent suffisamment à la vie d’une personne décédée pour qu’une enquête puisse être menée.


Les informations sont recueillies auprès de l’enfant et de son entourage, puis comparées aux éléments connus concernant la personne décédée.


Selon les cas, les enquêteurs peuvent également consulter des documents indépendants : dossiers médicaux, actes, articles de presse, rapports ou autres documents permettant de vérifier certains détails.


C’est donc l’accumulation de correspondances vérifiables qui constitue la base de ces dossiers.

Le passage de l’âme lui-même reste une interprétation.


Et on retrouve des intervalles parfois étonnamment courts.


Cette précision est importante lorsqu’on parle du délai entre deux incarnations.


En 2023, James G. Matlock a publié une revue consacrée à des cas présentant un intervalle inférieur à neuf mois entre le décès de la personne identifiée comme précédente et la naissance de l’enfant.


Il a retenu 36 cas parmi 450 dossiers considérés comme « résolus » dans la littérature étudiée.


Dans neuf de ces 36 cas, l’intervalle était de sept jours ou moins.


Le délai est donc parfois extrêmement court.


Et certains dossiers comportent d’autres éléments qui ont retenu l’attention des chercheurs.


Dans 32 des 36 cas étudiés, l’enfant présentait une marque de naissance ou une anomalie physique qui correspondait, selon les dossiers, à une blessure ou une cicatrice attribuée à la personne décédée.


Dans plusieurs cas de mort violente, les blessures de cette personne étaient également documentées par écrit.


On peut donc trouver, dans certains dossiers, une succession de faits de ce type :

une personne décède avec une blessure précise ;

quelques semaines ou quelques mois plus tard, un enfant naît ;

cet enfant présente une marque physique correspondant à cette blessure ;

il donne spontanément certaines informations concernant une autre vie ;

une personne décédée correspondant à ces informations est identifiée ;

et certains éléments peuvent être vérifiés.


C’est cette accumulation qui rend certains dossiers particulièrement intéressants.


Mais elle ne permet toujours pas d’affirmer que l’âme de la première personne est entrée dans le corps de la seconde.


C’est une distinction que je trouve importante, justement parce qu’elle permet de regarder ces recherches sans leur faire dire davantage qu’elles ne disent.


Que représente alors ce délai ?


Pour les chercheurs, il s’agit avant tout d’un intervalle mesurable : le temps qui sépare la date du décès de la personne identifiée comme précédente et la naissance de l’enfant.


Pour ma part, j’y vois une possibilité supplémentaire.


Si l’on considère l’hypothèse d’une existence de l’âme entre deux incarnations, ce temps pourrait correspondre à une véritable période de transition.


Une période qui ne serait pas simplement une attente avant de revenir sur Terre.


Elle pourrait avoir une fonction.

Comprendre.

Intégrer.

Se détacher.

Puis oublier.

Une longue période pourrait favoriser le détachement.


J’avais spontanément imaginé que plusieurs décennies pouvaient séparer certaines incarnations.


Cette idée n’est pas une règle établie par les recherches : les intervalles observés dans les dossiers sont extrêmement variables.


Mais elle reste intéressante dans le modèle que je développe.


Une âme qui resterait longtemps hors d’un corps humain aurait davantage de temps, dans cette hypothèse, pour se détacher de son ancienne identité.


Au fil de cette période, la personne qu’elle était pourrait devenir de moins en moins présente.

Les souvenirs pourraient perdre leur importance.

Les émotions liées à cette incarnation pourraient s’apaiser.

L’identité terrestre pourrait progressivement s’éloigner.

Puis une nouvelle incarnation pourrait commencer.


À ce moment-là, l’âme ne porterait plus nécessairement avec elle la mémoire consciente de la personne qu’elle vient d’être.

L’oubli serait déjà largement installé.


Mais certains enfants semblent conserver des fragments...


C’est précisément ici que les cas d’enfants deviennent intéressants.


Parce que si le temps entre deux incarnations participe réellement au processus d’oubli, les intervalles extrêmement courts posent une question particulière.


Que se passe-t-il lorsque la nouvelle incarnation arrive alors que le détachement n’est peut-être pas terminé ?


Un enfant qui naîtrait quelques mois seulement après le décès d’une personne identifiée comme sa précédente incarnation pourrait-il conserver davantage de traces de cette vie ?


Dans certains dossiers, l’intervalle est même inférieur à quelques semaines.

Dans neuf cas de l’étude de Matlock, il était de sept jours ou moins.


Bien sûr, rien ne permet de dire que ces enfants se souviennent parce que leur âme n’a pas eu suffisamment de temps pour oublier.

Mais dans le modèle que je propose, cette possibilité devient particulièrement intéressante.


L’enfant ne retrouverait peut-être pas un souvenir : il ne l’aurait peut-être pas encore complètement perdu.


Cette nuance change beaucoup de choses.


Nous avons tendance à imaginer qu’un enfant naît sans mémoire de ce qui précède son incarnation, puis qu’il pourrait éventuellement retrouver des souvenirs d’une vie antérieure.


Dans mon hypothèse, le processus serait différent.


L’âme aurait quitté une incarnation précédente.

Elle aurait traversé sa période de transition.

Elle aurait progressivement pris de la distance avec cette existence.

Puis elle se serait incarnée à nouveau.


Chez la majorité des enfants, la mémoire ancienne serait suffisamment éloignée pour ne plus être accessible.

Mais chez certains, le processus pourrait ne pas être complètement terminé.

Il resterait des fragments.

Un prénom.

Un lieu.

Une famille.

Une manière de mourir.

Une émotion.

Une peur.

Une image.

Une sensation de familiarité.

Puis la nouvelle personnalité commencerait à prendre toute sa place.

L’enfant apprendrait son nouveau prénom.

Sa nouvelle histoire.

Sa nouvelle famille.

Sa nouvelle langue.

Son nouvel environnement.

Et progressivement, les souvenirs anciens deviendraient inaccessibles.


Cela correspondrait aussi à ce que l’on observe avec l’âge.


Les chercheurs qui travaillent sur ces cas rapportent généralement que les enfants commencent à parler de ces souvenirs vers deux ou trois ans et que ceux-ci diminuent progressivement au cours de l’enfance, souvent jusqu’à devenir beaucoup moins présents vers six ou sept ans.


Dans une interprétation spirituelle, cela pourrait correspondre à deux processus qui se prolongent l’un l’autre :

le détachement commence entre les incarnations, puis la construction de la nouvelle personnalité achève progressivement le processus après la naissance.


L’oubli ne serait donc pas nécessairement situé à un seul moment.

Il pourrait être progressif.

Une partie avant la naissance.

Une partie pendant les premières années de vie.

Et finalement, la conscience terrestre deviendrait dominante.


Le temps entre deux vies ne serait alors pas un simple « délai ».


C’est peut-être cela qui me paraît aujourd’hui le plus intéressant.


Nous parlons facilement de « délai entre deux incarnations », comme s’il s’agissait simplement du temps qui passe entre une mort et une naissance.


Mais dans mon hypothèse, ce temps aurait une fonction.

Il permettrait à l’âme de quitter progressivement une identité pour pouvoir en investir une nouvelle.

Il y aurait donc une continuité entre la mort et la prochaine naissance.

La mort ne serait pas une coupure.

La naissance non plus.

Les deux seraient reliées par une période de transition.

Et cette transition pourrait jouer un rôle dans ce que nous appelons l’oubli.


Une étude récente apporte une autre donnée intéressante.


En 2026, des chercheurs de la Division of Perceptual Studies de l’université de Virginie ont analysé 1 678 cas d’enfants rapportant des souvenirs attribués à une vie antérieure.


Ils ont notamment étudié la durée entre le décès de la personne identifiée comme précédente et la naissance de l’enfant.


Leur analyse a trouvé une association entre le caractère inattendu du décès et un intervalle plus court.

La médiane diminuait approximativement de 21 mois pour les décès les moins inattendus à 12 mois pour les décès les plus inattendus.


Cette observation ne signifie pas qu’une mort brutale provoque une réincarnation rapide.

L’étude ne permet pas de conclure cela.

Elle montre simplement que, dans cette base de données, la durée de l’intervalle varie et qu’elle présente une association statistique avec certaines caractéristiques du décès.


Pour ma réflexion, cela ajoute néanmoins une pièce au puzzle.


Le temps entre deux incarnations n'est peut-être pas une constante.



Et notre époque dans tout cela?


Une autre question s’est naturellement imposée à moi en poursuivant cette réflexion.


Nous vivons une période de changements extrêmement rapides.

Notre rapport au temps s’est transformé, notre environnement évolue, nos modes de vie changent, et la Terre elle-même présente des phénomènes physiques qui peuvent être mesurés et dont les caractéristiques évoluent.


La résonance de Schumann, par exemple, correspond à des résonances électromagnétiques naturelles de la cavité située entre la surface terrestre et l’ionosphère.

Ces résonances sont mesurables et leurs caractéristiques varient notamment en fonction de l’activité de l’ionosphère, de l’activité solaire et des phénomènes atmosphériques.


Dans certains courants spirituels, ces phénomènes sont également associés à l’idée d’une évolution vibratoire de la Terre et de la conscience collective.


C’est à partir de là que ma réflexion prend une autre direction.


Si l’environnement énergétique de la Terre évolue réellement, peut-il avoir une influence sur les consciences qui viennent s’y incarner ?


Et surtout, pourrait-il avoir une influence sur le rythme des incarnations ?


Je ne parle pas ici d’une preuve scientifique de la réincarnation.


Je parle d’une hypothèse qui devient intéressante lorsqu’on la met en parallèle avec ce que nous venons d’observer.


Une Terre qui aurait besoin de nouvelles expériences humaines...


Dans la vision spirituelle que j’explore, les âmes ne s’incarneraient peut-être pas de manière totalement indépendante de l’évolution du monde dans lequel elles viennent vivre.


Une incarnation pourrait avoir un sens individuel, mais également s'inscrire dans quelque chose de plus vaste.


Chaque époque possède ses propres expériences.

Ses propres défis.

Ses propres transformations.

Ses propres apprentissages.


Il serait alors possible d'imaginer que certaines périodes de l'histoire nécessitent davantage d'âmes incarnées, ou que certaines âmes choisissent de revenir plus rapidement parce qu'elles souhaitent participer à une période particulière de l'évolution terrestre.


Cela donnerait une autre perspective à la question du délai entre deux incarnations.


Le temps passé entre deux vies ne serait peut-être pas toujours déterminé de la même manière.


Il pourrait dépendre de l'âme elle-même, de l'expérience précédente, de ce qu'elle a encore à intégrer, mais aussi, peut-être, du contexte dans lequel elle s'apprête à revenir.


Une accélération des incarnations ?


C'est là que je me pose une question à laquelle je n'ai pas encore de réponse.


Les âmes se réincarnent-elles aujourd'hui plus rapidement qu'autrefois ?


Je ne connais pas de données historiques suffisamment solides permettant de comparer les délais d'incarnation d'une époque à une autre et d'affirmer que le rythme s'est réellement accéléré.


Mais cette absence de réponse ne signifie pas que la question n'est pas intéressante.


Au contraire.


Nous avons aujourd'hui des recherches qui permettent de mesurer les intervalles entre le décès d'une personne identifiée comme précédente et la naissance d'un enfant dans certains cas de souvenirs de vies antérieures.


Nous savons que ces intervalles peuvent être extrêmement variables.

Certains sont très longs.

D'autres sont de quelques mois.

Certains sont même de quelques jours.


La question suivante serait donc de savoir si cette répartition a toujours été la même au cours de l'histoire.


Pour le moment, nous ne pouvons pas le déterminer.


Peut-être que notre époque constitue une période particulière


C'est là que ma réflexion rejoint l'idée d'une évolution collective.


Si nous partons du principe spirituel que les âmes choisissent, au moins en partie, le moment et les conditions de leur incarnation, alors notre époque pourrait représenter une période particulièrement importante.


Nous vivons une période de bouleversements rapides.

Les consciences évoluent.

Les anciennes façons de penser sont remises en question.

Notre rapport au monde, aux autres, au vivant et à nous-mêmes change profondément.


Dans cette perspective, certaines âmes pourraient avoir envie — ou besoin — de participer à cette période plutôt que d'attendre longtemps avant de revenir.


Cela pourrait expliquer, dans l'hypothèse que j'explore, pourquoi certaines incarnations pourraient être rapprochées.


Mais ce n'est encore qu'une hypothèse.


Et cela nous ramène aux enfants qui se souviennent.


C'est peut-être ici que toutes les réflexions précédentes commencent réellement à se rejoindre.


Si le temps entre deux incarnations participe au processus de détachement et d'oubli, alors une incarnation rapprochée pourrait laisser davantage de traces de l'existence précédente.


Certains enfants pourraient ainsi arriver dans leur nouvelle vie avec des fragments encore accessibles.

Pas nécessairement parce qu'ils ont retrouvé quelque chose.

Mais parce que le processus d'oubli n'aurait peut-être pas été complètement achevé.


Cela donnerait alors une cohérence particulière aux cas dans lesquels un enfant semble connaître des informations concernant une personne décédée peu de temps auparavant.


Cela ne prouve pas que cette personne et cet enfant sont la même âme.


Mais dans le modèle spirituel que je développe ici, la brièveté de l'intervalle devient une donnée particulièrement intéressante à observer.


Le temps entre deux vies pourrait donc avoir plusieurs fonctions...


Il pourrait permettre à l'âme de se détacher de son ancienne identité.

Il pourrait lui permettre d'intégrer ce qu'elle vient de vivre.

Il pourrait participer à l'oubli nécessaire avant une nouvelle incarnation.

Et peut-être que sa durée pourrait également dépendre de quelque chose qui nous dépasse complètement.


Nous avons l'habitude de penser qu'une âme devrait attendre un certain nombre d'années avant de revenir.

Mais les cas étudiés ne montrent pas une durée unique.

Ils montrent au contraire une grande diversité.


Peut-être que le temps nécessaire n'est donc pas le même pour toutes les âmes.


Peut-être qu'une âme peut rester longtemps hors incarnation.


Peut-être qu'une autre revient rapidement.


Et peut-être que, dans certaines périodes particulières de l'histoire terrestre, ce rythme peut lui-même changer.


Ce que je retiens aujourd'hui :


Je ne peux pas dire que les âmes se réincarnent actuellement plus rapidement qu'autrefois.


Je ne peux pas non plus affirmer que les variations des phénomènes électromagnétiques terrestres déterminent le rythme des incarnations.


Mais je trouve intéressant de mettre ces différentes observations en regard.


Nous avons d'un côté une Terre dont certains phénomènes physiques sont mesurables et évoluent.


Nous avons de l'autre des recherches qui montrent une grande diversité dans les intervalles observés entre décès et naissance dans les cas d'enfants rapportant des souvenirs de vies antérieures.


Et nous avons enfin cette hypothèse spirituelle : le temps passé entre deux incarnations pourrait participer au processus de détachement et d'oubli de l'âme.


La question que j'aimerais poursuivre maintenant est donc beaucoup plus précise :


Qu'est-ce qui détermine le moment où une âme revient s'incarner ?


Est-ce son propre chemin ?


Ce qu'elle vient d'expérimenter ?


Ce qu'elle doit encore comprendre ?


Les conditions disponibles sur Terre ?


Une évolution collective ?


Ou une combinaison de tout cela ?


Je n'ai pas la réponse "officielle", prouvée par des faits scientifiques ou d'études menées, mais je pense que c'est un mélange de tout cela.


Mais plus je regarde cette question, plus le délai entre deux incarnations me semble être autre chose qu'une simple période d'attente.


Il pourrait être une véritable étape du passage d'une vie à une autre.


Et peut-être que les enfants qui semblent encore se souvenir nous donnent, à leur manière, quelques indices sur ce qui se passe pendant cette période que nous ne pouvons pas directement observer...


 
 
 

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