Donner aux enfants les clés que nous avons mis une vie à trouver

Pourquoi j'ai choisi de diriger mon accompagnement tout particulièrement vers les enfants sur le chemin de la connaissance de soi.
Les enfants n'arrivent pas dans ma vie aujourd'hui par hasard.
J'ai toujours eu une attirance particulière pour eux.
Très jeune, j'ai gardé des enfants. J'ai toujours aimé être avec eux.
Ils m'ont toujours fascinée, intéressée, touchée.
Et je crois qu'il y a aussi une part de moi, cette enfant que je porte encore, qui a toujours eu besoin de retrouver cet univers-là.
Peut-être que quelque chose en moi reconnaît quelque chose en eux.
Leur liberté. Leur spontanéité. Leur imagination. Leur façon de ressentir.
Leur capacité à s'émerveiller d'un rien et à être pleinement absorbés par ce qu'ils vivent.
Mais il y a aussi quelque chose qui me touche particulièrement chez les enfants : leur innocence, cette forme de pureté dans leur manière d'être au monde, et cette façon de ne pas encore calculer les choses comme nous, adultes, pouvons le faire.
Un enfant peut dire tout haut ce qu'il pense, poser une question sans détour, exprimer ce qu'il ressent sans chercher à rendre ses paroles plus acceptables.
Il peut être désarmant de franchise, parfois même nous mettre dans l'embarras par sa manière tellement directe de dire les choses.
Et c'est aussi cela que j'aime chez eux.
Cette authenticité. Cette façon d'être, tout simplement, sans chercher à donner une image particulière d'eux-mêmes.
Bien sûr, les enfants peuvent aussi tester les limites, chercher à obtenir ce qu'ils veulent, faire des caprices ou adopter des comportements qui nous mettent à l'épreuve.
Ils ont leurs émotions, leurs frustrations et leurs propres stratégies pour répondre à leurs besoins. Ils ne sont pas exempts de contradictions.
Mais je trouve qu'il existe chez eux une forme de spontanéité qui n'est pas encore recouverte par tous ces masques que nous, adultes, apprenons parfois à porter.
Avec le temps, nous apprenons à cacher certaines émotions, à retenir certaines paroles, à adapter notre comportement au regard des autres.
Nous cherchons à être aimés, acceptés, reconnus.
Nous développons des mécanismes de protection, parfois au point de ne plus oser montrer qui nous sommes réellement.
L'ego, la peur du jugement, les blessures et les expériences de la vie peuvent nous amener à nous construire une façade derrière laquelle nous dissimulons une partie de nous-mêmes.
L'enfant, lui, n'a pas encore nécessairement appris à fonctionner de cette manière. Il peut encore exprimer ce qu'il ressent avec une franchise désarmante, sans mesurer tous les enjeux sociaux que nous, adultes, avons intégrés.
Et je trouve cela profondément touchant.
Il y a aussi leurs yeux.
Cette manière de regarder le monde avec des rêves plein la tête, de s'émerveiller devant quelque chose que nous ne remarquons même plus, d'imaginer des histoires extraordinaires à partir de presque rien.
Pour un enfant, la vie est encore remplie de possibilités.
Il peut rêver de devenir explorateur, de parler aux animaux, de découvrir des mondes inconnus ou de vivre mille aventures.
Son imagination n'a pas encore nécessairement été enfermée dans toutes les limites que nous avons fini par intégrer.
Bien sûr, les enfants peuvent eux aussi traverser des épreuves, connaître des blessures et perdre une partie de cette insouciance.
Certains ont déjà vécu des expériences difficiles très tôt dans leur vie.
Je ne crois pas que l'enfance soit toujours un monde protégé de la souffrance.
Mais je trouve précieux cet espace de possibilités, de rêves et de découvertes qui peut encore exister chez un enfant, et que nous avons parfois tant de mal à retrouver une fois adultes.
Cette capacité à croire, à imaginer, à s'émerveiller et à envisager que la vie puisse nous réserver autre chose que ce que nous connaissons déjà.
Peut-être que c'est aussi cela qui me touche autant : cette liberté intérieure qui demande encore à grandir, avant que les expériences, les déceptions et les peurs viennent parfois en réduire l'espace.
Car nous passons la moitié de notre vie à apprendre à devenir quelqu'un, et la deuxième moitié à chercher à retrouver qui nous étions avant de croire que nous devions devenir quelqu'un d'autre.
Cet enfant en nous.
Nous comprenons à un certain moment de notre vie que cet enfant était suffisant, vivant, vibrant. Parfait comme il était.
Cet enfant ne connaissait peut-être pas toutes les réponses, mais il portait déjà en lui tant de clés essentielles.
La spiritualité, le travail sur soi et l'apprentissage de nos émotions nous invitent justement à renouer avec cette simplicité oubliée, à nous libérer peu à peu des peurs que la vie, nos expériences et parfois notre éducation ont déposées en nous, pour retrouver une manière d'être plus authentique, plus libre et plus profondément vivant.
Je crois aussi que les enfants ressentent mon amour pour eux.
Ils ont toujours été naturellement attirés par moi, comme je l'ai toujours été par eux.
Il y a toujours eu cette connexion, cette facilité à les comprendre, à entrer dans leur univers et à partager quelque chose avec eux.
Alors, lorsque j'ai commencé à écrire des contes pour enfants, ce n'était pas quelque chose que j'avais besoin de forcer.
C'était fluide. C'était naturel.
C'était comme si les histoires étaient déjà là et qu'elles demandaient simplement à sortir.
Et c'est naturellement que sont venus les contes, puis les idées d'ateliers, puis tout cet univers autour du Voyage Intérieur.
C'est en avançant que j'ai compris quelque chose.
Derrière cette attirance pour les enfants, derrière cette facilité à entrer dans leur monde et cette envie de créer pour eux, il y avait une intention beaucoup plus profonde.
Je voulais leur transmettre des choses que nous, adultes, avons parfois dû apprendre beaucoup plus tard et au travers d'expériences difficiles.
Je voulais leur donner des outils pour qu'ils puissent grandir en apprenant à se connaître, à comprendre ce qu'ils ressentent, à poser leurs limites et à préserver cette liberté d'être eux-mêmes.
Parce que si nous pouvons accompagner les enfants dans cette découverte dès aujourd'hui, pourquoi faudrait-il attendre qu'ils deviennent adultes pour leur apprendre à ne pas se perdre ?
Parce qu'on ne nous a pas forcément appris à nous connaître
On nous a appris énormément de choses au cours de notre vie.
À parler, à marcher, à travailler, à réussir, à respecter les règles, à nous adapter au monde qui nous entoure.
On nous a appris comment fonctionner dans la société, comment répondre à certaines attentes, comment rentrer dans des cases...
Mais est-ce qu'on nous a réellement appris à nous connaître nous-mêmes ?
À reconnaître nos émotions ? À comprendre pourquoi nous ressentons ce que nous ressentons ? À savoir dire non, à poser nos limites, à reconnaître quand quelque chose n'est pas bon pour nous ?
Est-ce qu'on nous a appris à identifier une relation qui ne nous correspond pas, à écouter notre corps lorsqu'il nous signale qu'il a besoin de repos, à distinguer ce que nous désirons réellement de ce que nous avons appris à vouloir pour être acceptés ?
Pas forcément.
Alors, beaucoup d'entre nous ont dû découvrir tout cela à travers la vie.
Nous avons bataillé, connu des déceptions, souvent beaucoup souffert.
Nous avons accepté certaines choses, dépassé nos propres limites, enchaîné des relations qui ne nous correspondaient pas.
Nous avons essayé de nous adapter, parfois jusqu'à nous oublier nous-mêmes.
Et puis, un jour, quelque chose nous oblige à nous arrêter.
À nous faire face. À revenir à nous. À regarder notre vie autrement.
Nous commençons alors à nous poser des questions que nous aurions peut-être eu besoin de nous poser bien plus tôt :
« Qui suis-je réellement ? »
« Qu'est-ce qui est bon pour moi ? »
« Qu'est-ce que je veux, et qu'est-ce que je ne veux plus ? »
« Où sont mes limites ? »
« Pourquoi est-ce que je réagis de cette manière ? »
« Pourquoi est-ce que je me retrouve toujours dans ce genre de situation ? »
C'est souvent à cet instant que commence ce que j'appelle le voyage intérieur.
Ce chemin qui nous ramène progressivement à nous-mêmes, à nos besoins, à nos ressentis, à nos valeurs et à notre propre vérité.
Mais pourquoi avons-nous dû attendre ?
Je ne pense pas que nous ayons volontairement choisi de nous perdre.
Je pense simplement que nous n'avions pas toujours les outils nécessaires pour nous comprendre.
Nos parents nous ont transmis ce qu'ils avaient eux-mêmes appris.
Leurs parents leur avaient transmis ce qu'ils connaissaient, et ainsi de suite.
Nous héritons de valeurs, de croyances, d'expériences, de façons de fonctionner et de manières de nous protéger.
Nous reproduisons parfois certains comportements sans même nous en rendre compte, parce qu'ils nous semblent naturels, familiers ou simplement normaux.
Mais, avec tout cela, nous pouvons aussi transmettre nos peurs.
Et c'est là qu'il y a quelque chose d'essentiel pour moi : les peurs des uns ne sont pas nécessairement les peurs des autres.
Ce qui m'a fait souffrir ne fera peut-être pas partie de ton histoire.
Ce que j'ai appris à éviter parce que j'en avais peur n'est pas forcément quelque chose dont tu dois avoir peur.
Ce qui n'était pas bon pour moi n'est pas nécessairement mauvais pour toi.
Pourtant, nous pouvons transmettre tout cela sans le vouloir, simplement parce que nous souhaitons protéger ceux que nous aimons.
Nous voulons protéger nos enfants
Un parent veut protéger son enfant. C'est naturel.
Nous avons vécu certaines expériences, nous en avons parfois souffert et nous avons tiré des enseignements de ce que nous avons traversé.
Alors, instinctivement, nous cherchons à éviter à nos enfants les mêmes blessures.
C'est une forme d'amour.
Mais nos enfants ne sont pas nous.
Ils n'ont pas le même chemin, les mêmes expériences à vivre ni nécessairement les mêmes sensibilités.
Ils ne percevront pas toujours le monde comme nous le percevons.
Alors, parfois, sans le vouloir, nous leur transmettons notre propre peur du monde.
« Fais attention. »
« Ne fais pas ça. »
« Tu vas te faire mal. »
« Ce n'est pas possible. »
« Tu ne peux pas. »
« Ce n'est pas pour toi. »
« Ce n'est pas raisonnable. »
Bien sûr, un enfant a besoin d'être accompagné, éduqué et protégé.
Il a besoin de repères, de règles et de limites pour grandir en sécurité.
Je ne suis absolument pas en train de dire qu'il faut le laisser faire tout ce qu'il veut.
Mais je crois qu'il existe une différence fondamentale entre apprendre à un enfant à reconnaître le danger et lui apprendre à avoir peur du monde.
Entre lui expliquer pourquoi une situation est risquée et lui faire croire qu'il n'est pas capable d'essayer.
Entre poser une limite nécessaire à sa sécurité et limiter ses possibilités parce que nous-mêmes, nous n'oserions pas.
C'est cette différence qui m'intéresse.
Comment accompagner un enfant pour qu'il apprenne à discerner, à faire des choix et à se protéger, sans que nos propres peurs deviennent automatiquement les siennes ?
Comment lui transmettre notre expérience sans lui imposer notre histoire ?
Je crois que nous avons beaucoup à apprendre dans cette nuance.
Parce que les enfants d'aujourd'hui nous bousculent
Je crois profondément que les enfants d'aujourd'hui nous invitent à remettre certaines choses en question.
Ils bousculent nos valeurs, nos certitudes, nos manières d'éduquer et tout ce que nous pensions savoir.
Ils nous obligent parfois à regarder autrement, à nous questionner et à reconsidérer des fonctionnements que nous pensions immuables.
J'ai parfois le sentiment qu'ils nous montrent qu'il existe d'autres façons d'aborder le monde que celles que nous avons héritées des générations précédentes.
Nous pensons être là pour leur apprendre à vivre.
Mais ils nous apprennent aussi énormément.
Ils nous montrent d'autres perspectives. Ils nous obligent à évoluer. Ils nous font découvrir des aspects de nous-mêmes que nous n'aurions peut-être jamais regardés sans eux.
Je le dis aussi à travers ma propre expérience.
Mes enfants m'ont énormément bousculée. Ils sont neuroatypiques et repoussent mes limites.
Leur sensibilité et leur perception du monde leur appartiennent.
Ils ont leur propre fonctionnement, leurs propres besoins et leur manière bien à eux d'appréhender ce qui les entoure. Ils n'ont pas peur des règles ni de l'autorité. Ils les bousculent, rentrent dedans.
Ils viennent réveiller les âmes pour un nouveau monde.
Ils sont aussi très spirituels, et je n'ai pas cherché à faire d'eux des enfants spirituels.
C'est quelque chose que j'ai observé chez eux, spontanément.
Maintenant que je le perçois, je choisis de nourrir cette partie de leur univers, sans chercher à leur imposer une manière de penser ou de croire.
Je leur transmets mes bases : mes valeurs, ce que j'incarne, ce que je considère comme important et ce que j'ai compris et appris au fil de mon propre chemin.
Mais je leur laisse aussi leur liberté.
Parce qu'ils ne sont pas là pour devenir ce que je veux qu'ils deviennent.
Ils ne sont pas là pour reproduire ma manière de penser, mes choix ou ma vision du monde.
Libre à eux de devenir ce qu'ils deviendront.
Je veux simplement leur donner des outils et des valeurs pour qu'ils grandissent avec des racines riches, solides, bien ancrées et stables, tout en conservant suffisamment de liberté pour construire leur propre chemin.
C'est cet équilibre que je souhaite leur offrir : des racines pour se sentir solides, et des ailes pour explorer le monde.
L'enfant est déjà connecté à son monde intérieur
Comme j'en parlais plus haut, ce qui me fascine chez les enfants, c'est qu'ils possèdent déjà énormément de choses que nous, adultes, cherchons parfois à retrouver.
L'enfant vit beaucoup dans l'instant. Il peut être complètement absorbé par ce qu'il est en train de faire. Il joue, imagine, crée, invente.
Il peut avoir un ami imaginaire, transformer une pièce en château, un carton en fusée ou un simple bâton en baguette magique.
Pour lui, beaucoup de choses sont encore possibles.
Il n'est pas nécessairement enfermé dans toutes les limites que nous avons progressivement intégrées.
Il n'a pas encore appris à renoncer à chaque idée sous prétexte qu'elle paraît irréaliste, étrange ou inaccessible.
Et pour moi, cette ouverture est précieuse.
Elle rejoint aussi ma vision de la spiritualité : cette capacité à ressentir, à imaginer, à s'émerveiller et à percevoir le monde autrement.
L'enfant visualise. Il imagine. Il ressent. Il crée. Il croit. Il rêve.
Il possède cette faculté de voir des possibilités là où l'adulte voit parfois immédiatement des impossibilités.
Je trouve cela magnifique.
« Tout est possible »
Lorsque je dis qu'un enfant peut croire que tout est possible, je ne veux pas dire que tout se réalisera nécessairement exactement comme il l'a imaginé.
Je veux dire que, tant qu'il n'a pas intégré qu'une chose est impossible pour lui, il peut encore croire qu'il a le droit d'essayer.
Et cette différence est immense.
Si nous lui disons : « Tu es capable », il peut commencer à croire en ses capacités.
Si nous lui disons : « Tu peux essayer », il peut oser faire un premier pas.
Si nous lui disons : « Tu as le droit de te tromper », il apprend que l'échec n'est pas une catastrophe.
Si nous lui disons : « Tu peux recommencer », il découvre que tomber ne signifie pas nécessairement que tout est terminé.
Nous ne pouvons pas garantir à un enfant qu'il réussira tout ce qu'il entreprendra. En revanche, nous pouvons lui apprendre qu'il a le droit d'explorer, d'apprendre, de se tromper et de chercher d'autres chemins.
C'est cela, pour moi, la puissance de cette ouverture.
Enlever certaines barrières, ouvrir des possibilités, ne pas enfermer l'enfant dans ce que la société lui dit qu'il doit être.
Ne pas laisser les peurs des autres devenir automatiquement les siennes.
Et ne pas laisser ses propres peurs décider de toute sa vie.
Je voudrais que les enfants puissent grandir en sachant qu'ils n'ont pas besoin d'être certains de réussir pour avoir le droit d'essayer.
Parce que nous sommes nous-mêmes enfermés dans énormément de choses
Nous vivons dans un monde qui nous impose un rythme soutenu.
Il faut travailler, produire, réussir, anticiper, être efficace, être disponible, répondre aux attentes et parfois avoir le sentiment de devoir être partout à la fois.
Nous vivons souvent dans une forme d'urgence permanente.
Nous courons tellement que nous n'avons même plus le temps de revenir à nous-mêmes.
Nous sommes physiquement présents, mais notre esprit est déjà occupé par ce que nous devons faire demain, par ce que nous avons oublié aujourd'hui ou par tout ce qui nous attend.
Nous perdons parfois cette capacité à simplement être là.
Et nos enfants évoluent dans cet environnement.
Ils peuvent ressentir notre stress, nos tensions, nos inquiétudes et notre manière de fonctionner.
Ils grandissent au milieu des rythmes, des émotions et des habitudes que nous créons autour d'eux.
Cela ne signifie pas que nous sommes responsables de chacune de leurs difficultés, ni que tout leur mal-être provient de nous.
Mais notre environnement et notre manière de vivre peuvent participer à leur expérience du monde.
Et parfois, nous observons de l'anxiété chez des enfants encore tout petits.
Alors, je me pose cette question :
Pourquoi devraient-ils porter ce qui ne leur appartient pas ?
Ce qui nous incombe ne leur incombe pas nécessairement.
Ce que nous avons appris à porter n'a pas besoin de devenir leur poids.
Nous avons le droit d'avoir nos propres difficultés, nos responsabilités et nos inquiétudes.
Mais nous pouvons aussi apprendre à les reconnaître, à les exprimer et à chercher du soutien, plutôt que de laisser inconsciemment nos enfants les porter avec nous.
C'est aussi cela, pour moi, transmettre autrement.
Revenir au corps pour apprendre à se connaître
Pour moi, apprendre à se connaître commence aussi par le corps.
Notre corps est notre véhicule. Il nous accompagne dans chaque expérience, chaque rencontre, chaque émotion.
Il peut nous envoyer des signaux lorsque nous sommes fatigués, stressés, tendus ou lorsque quelque chose nous affecte.
Encore faut-il y prêter attention et apprendre à comprendre ce que nous ressentons.
L'adulte maîtrise parfois l'art d'ignorer ses propres signaux.
Nous continuons à avancer malgré la fatigue, nous repoussons nos limites, nous faisons taire nos sensations parce que nous avons des obligations à remplir.
Et nous pouvons perdre progressivement l'habitude de nous écouter.
Je pense que les enfants ont eux aussi besoin d'apprendre à reconnaître les signaux de leur corps et à mettre des mots sur leurs ressentis.
Une émotion n'est pas seulement une pensée.
Elle peut se manifester dans le ventre, dans la gorge, dans la poitrine, dans les épaules, dans la respiration ou dans les muscles.
Elle peut s'accompagner de larmes, d'agitation ou d'une envie de se retirer.
Lorsqu'un enfant apprend à porter attention à ces sensations, il peut commencer à se poser quelques questions simples :
« Qu'est-ce que je ressens ? »
« Où est-ce que je le ressens dans mon corps ? »
« Qu'est-ce qui a pu déclencher cette émotion ? »
« De quoi ai-je besoin maintenant ? »
Ces questions peuvent l'aider à mettre des mots sur ce qu'il traverse, à mieux comprendre ses réactions et à communiquer ses besoins.
Il ne s'agit pas de lui demander d'analyser chacune de ses émotions ni de trouver immédiatement une explication à tout ce qu'il ressent.
Il s'agit plutôt de lui offrir un espace dans lequel il peut apprendre à s'écouter, sans jugement.
Petit à petit, il peut découvrir qu'il n'est pas obligé de subir chaque émotion sans la comprendre.
Il peut apprendre à l'observer, à l'accueillir et à traverser ce qu'il ressent avec des outils adaptés à son âge.
C'est un apprentissage qui peut l'accompagner tout au long de sa vie.
Une émotion n'est pas là pour être combattue
Je ne veux pas apprendre aux enfants à ne plus être en colère, à ne plus avoir peur, à ne plus être tristes ou à cacher ce qui les traverse pour faire plaisir aux adultes.
Je veux leur apprendre que toutes ces émotions ont leur place.
La colère, la peur, la tristesse, la joie, la frustration ou la déception font partie de l'expérience humaine.
Aucune émotion ne fait de nous une mauvaise personne.
Une émotion nous apporte une information.
Elle nous invite à regarder ce qui se passe en nous, ce qui nous a touchés, ce dont nous avons besoin ou ce qui mérite notre attention.
Lorsqu'elle arrive, nous pouvons apprendre à la reconnaître, à la ressentir, à l'accueillir et à chercher comment la traverser sans nous faire de mal ni faire de mal aux autres.
Parce qu'une émotion n'autorise pas tous les comportements, mais elle mérite d'être entendue.
Un enfant peut avoir le droit d'être en colère sans avoir le droit de frapper.
Il peut avoir le droit d'être triste sans être obligé de se justifier.
Il peut avoir peur sans que cette peur devienne une honte.
Chaque émotion est légitime.
Il peut apprendre à exprimer ce qu'il ressent, tout en découvrant comment respecter ses propres limites et celles des autres.
Il y a aussi quelque chose d'important dans notre rapport au temps.
Parfois, l'événement est terminé, mais notre esprit continue à y revenir.
Nous repensons à ce qui s'est passé, nous rejouons la scène, nous imaginons ce que nous aurions pu dire ou faire, nous anticipons ce qui pourrait arriver.
Nous pouvons alors prolonger notre inconfort en restant enfermés dans nos pensées.
Apprendre à revenir au présent, à porter attention à son corps et à laisser les émotions évoluer peut nous aider à prendre du recul.
C'est ce que j'appelle libérer ses émotions : ne plus chercher systématiquement à les combattre ou à les enfouir, mais apprendre à les reconnaître et à les laisser nous traverser.
Et cet apprentissage ne consiste pas à demander à un enfant de se calmer seul à tout prix.
Il a aussi besoin de la présence rassurante d'un adulte, de temps et d'un accompagnement adapté lorsqu'il est submergé.
Lorsque le corps nous invite à nous arrêter
Nous devons apprendre à écouter notre corps.
Une douleur, une tension, une fatigue persistante, une perturbation du sommeil ou une sensation inhabituelle peuvent nous inviter à nous arrêter et à nous demander comment nous allons réellement.
Dans son livre Dis-moi où tu as mal, je te dirai pourquoi, Michel Odoul développe une approche qui invite à réfléchir aux liens possibles entre le corps et le vécu émotionnel.
Cette perspective fait écho à ma volonté d'apprendre aux enfants à être attentifs à ce qu'ils ressentent.
Nos émotions et notre état psychologique peuvent avoir des manifestations physiques.
Le stress, par exemple, peut s'accompagner de tensions musculaires, de troubles du sommeil ou de sensations inconfortables.
Mais il est important de garder à l'esprit qu'une douleur ou une maladie n'est pas nécessairement la conséquence d'une émotion, et qu'on ne peut pas déduire une cause émotionnelle précise à partir d'un symptôme.
Écouter son corps, c'est aussi savoir reconnaître lorsqu'on a besoin de soins ou de l'aide d'un professionnel de santé.
Pour moi, le message essentiel est simple : ne pas attendre que notre corps crie pour commencer à l'écouter.
Et c'est aussi ce que je voudrais transmettre aux enfants.
À écouter. À ressentir. À observer. À parler. À exprimer leurs besoins. À demander de l'aide lorsqu'ils en ont besoin.
Parce qu'apprendre à se connaître, c'est également apprendre à reconnaître que l'on ne peut pas toujours tout comprendre ou tout résoudre seul.
C'est là que l'enfant intérieur prend tout son sens
Nous entendons beaucoup parler de la nécessité de « guérir son enfant intérieur ».
Mais pourquoi, à l'âge adulte, ressentons-nous parfois le besoin de retourner vers cette partie de nous-mêmes ?
Peut-être parce qu'une partie de ce que nous n'avons pas appris à vivre, à comprendre ou à exprimer lorsque nous étions enfants continue de nous accompagner.
Des émotions que nous n'avons pas su nommer.
Des besoins que nous n'avons pas osé exprimer.
Des limites que nous n'avons pas appris à poser.
Des blessures que nous avons parfois mises de côté pour continuer à avancer.
Alors, des années plus tard, nous cherchons à retrouver cette partie de nous-mêmes.
À la comprendre, à l'écouter, à l'aimer et parfois à réparer ce qui peut l'être.
Et je me demande pourquoi nous devrions nécessairement attendre l'âge adulte pour commencer ce chemin.
Pourquoi attendre que l'enfant devienne adulte ?
Pourquoi attendre qu'il se perde, qu'il enchaîne des relations qui ne lui correspondent pas, qu'il dépasse sans cesse ses limites ou qu'il finisse par ne plus savoir qui il est ?
Pourquoi attendre qu'il soit obligé de faire ce voyage intérieur dans la douleur, alors que nous pouvons déjà lui transmettre certains outils pendant qu'il grandit ?
Nous ne pouvons pas empêcher toutes les blessures, toutes les difficultés ni toutes les remises en question.
La vie comporte des expériences que nous ne pouvons pas prévoir, et chaque enfant rencontrera ses propres défis.
Mais nous pouvons lui donner des repères.
Nous pouvons lui apprendre qu'il a le droit de ressentir, de parler, de dire non, de demander de l'aide et de chercher ce qui lui correspond.
Nous pouvons lui montrer qu'il n'a pas besoin de s'oublier pour être aimé.
Nous pouvons lui transmettre plus tôt certains outils que nous avons parfois dû chercher beaucoup plus tard.
Se connaître pour mieux comprendre le monde
Le voyage intérieur n'est pas un voyage qui nous coupe du monde.
Pour moi, c'est exactement l'inverse.
Plus je me comprends, plus je peux comprendre ce qui m'entoure.
Plus je connais mes limites, plus je peux apprendre à reconnaître et à respecter celles des autres.
Plus je comprends mes émotions, plus je peux développer ma capacité à accueillir celles des autres.
Plus je sais ce qui est bon pour moi, plus je peux discerner ce qui me convient ou non.
Et plus je sais qui je suis, moins j'ai besoin que quelqu'un d'autre décide à ma place de qui je dois être.
Je considère aussi que les autres peuvent agir comme des miroirs.
Certaines rencontres nous révèlent des aspects de nous-mêmes, font émerger des questions ou nous invitent à regarder nos fonctionnements autrement.
Cela ne signifie pas que tout ce que l'autre nous renvoie nous appartient, ni que nous sommes responsables de tous les comportements que nous subissons.
Mais nos relations peuvent nous aider à mieux comprendre nos besoins, nos réactions et nos limites.
Apprendre à se connaître, c'est aussi apprendre à faire cette distinction.
C'est comprendre que nous pouvons aimer quelqu'un sans tout accepter, être à l'écoute sans nous oublier et entretenir une relation sans renoncer à ce que nous sommes.
C'est cela que je veux transmettre aux enfants.
Pas simplement apprendre à « gérer ses émotions », comme si le but était de les contrôler pour qu'elles ne dérangent personne.
Mais apprendre à comprendre son fonctionnement, à se connaître, à revenir à soi et à construire des relations dans lesquelles on peut exister sans se perdre.
Et si nous changions les choses à la racine ?
Je crois profondément que si nous voulons faire évoluer notre société, notre manière de vivre ensemble, de communiquer, de nous aimer et de nous respecter, nous devons aussi nous intéresser à ce que nous transmettons aux générations suivantes.
Et les enfants occupent une place essentielle dans cette transmission.
Nous leur transmettons déjà énormément de choses : nos valeurs, nos habitudes, nos croyances, nos manières de réagir, nos façons d'entrer en relation avec les autres.
Alors, pourquoi ne pas leur transmettre également ce que nous aurions aimé savoir plus tôt ?
Pourquoi ne pas leur apprendre à se connaître, à s'écouter et à poser leurs limites ?
À respecter celles des autres ?
À comprendre leurs émotions et à exprimer leurs besoins ?
À faire confiance à leur ressenti tout en développant leur discernement ?
À développer leur intuition sans renoncer à leur esprit critique ?
À croire en leurs possibilités, sans leur faire croire que tout sera facile ?
À ne pas avoir honte de se tromper, d'être différents ou de ne pas correspondre aux attentes de tout le monde ?
À ne pas avoir peur d'être eux-mêmes ?
Je ne crois pas que nous puissions changer le monde uniquement en apprenant aux enfants à mieux gérer leurs émotions.
Les difficultés de notre société sont nombreuses et complexes.
Mais je crois que nous pouvons contribuer, à notre échelle, à faire grandir des personnes qui se connaissent davantage, qui savent mieux communiquer, qui respectent leurs limites et celles des autres, et qui disposent de davantage d'outils pour traverser les difficultés de la vie.
Et cela commence parfois par des choses toutes simples.
Une émotion que l'on accueille au lieu de la juger.
Un enfant à qui l'on apprend qu'il a le droit de dire non.
Un parent qui accepte de remettre en question une habitude éducative.
Un adulte qui prend le temps d'écouter au lieu de répondre immédiatement.
Une différence que l'on apprend à respecter plutôt qu'à corriger.
Ces petits gestes ne changent peut-être pas le monde en un jour, mais ils peuvent changer la manière dont un enfant apprend à vivre avec lui-même et avec les autres.
Je ne veux pas fabriquer des enfants parfaits
C'est un point essentiel pour moi.
Je ne veux pas que mes ateliers apprennent aux enfants à devenir des adultes parfaits.
Je ne veux pas qu'ils deviennent des enfants qui ne se mettent jamais en colère, qui ne pleurent jamais, qui ne se trompent jamais ou qui ne désobéissent jamais.
Ce ne serait pas la liberté.
Ce ne serait pas non plus leur apprendre à se connaître.
Ce serait simplement leur apprendre à correspondre à une nouvelle attente.
Je veux au contraire qu'ils apprennent à se connaître suffisamment pour pouvoir faire des choix. Les choix les plus alignés possibles.
Choisir ce qu'ils font de leurs émotions.
Apprendre à reconnaître le moment où ils doivent poser une limite.
Identifier ce qui leur correspond et ce qui ne leur correspond pas.
Oser essayer, même lorsqu'ils ne sont pas certains de réussir.
Choisir ce qu'ils souhaitent garder dans leur vie et ce dont ils préfèrent se détacher.
Apprendre à écouter les autres sans oublier de s'écouter eux-mêmes.
Et surtout, découvrir progressivement qui ils souhaitent devenir.
Je ne veux pas décider à leur place du chemin qu'ils devront suivre.
Je veux leur donner des outils pour qu'ils puissent avancer avec davantage de conscience, de liberté et de discernement.
Parce que l'objectif n'est pas de créer des enfants qui ne rencontreront jamais de difficultés.
C'est de leur permettre de grandir en disposant de ressources pour mieux les comprendre et les traverser.
Les enfants sont aussi là pour nous apprendre
Nous pensons souvent que nous sommes là pour éduquer nos enfants, leur transmettre notre savoir et leur apprendre à vivre dans le monde.
Mais bien souvent, ce sont eux qui viennent nous enseigner.
Ils nous bousculent. Ils mettent en lumière des choses que nous n'avions jamais regardées. Ils remettent en question nos certitudes et nous obligent à évoluer.
Ils nous confrontent à nos propres limites, à nos habitudes et à certaines de nos contradictions.
Ils nous montrent parfois que ce que nous considérions comme évident ne l'est pas nécessairement.
Je ne dis pas que les enfants d'aujourd'hui sont meilleurs que ceux d'hier, ni qu'ils détiennent toutes les réponses.
Je pense simplement qu'ils grandissent dans un monde différent du nôtre, avec leurs propres sensibilités, leurs questionnements et leurs manières de percevoir ce qui les entoure.
Et peut-être est-il temps de leur laisser davantage de place pour nous montrer qui ils sont, au lieu de vouloir systématiquement les faire entrer dans les cadres dans lesquels nous avons nous-mêmes grandi.
Peut-être avons-nous aussi besoin d'apprendre à les écouter.
Non pas pour leur laisser porter les responsabilités des adultes, mais pour reconnaître qu'ils ont déjà quelque chose à nous apprendre sur leur manière de vivre, de ressentir et de comprendre le monde.
Nos enfants peuvent nous faire grandir autant que nous les accompagnons dans leur développement.
Et cette relation, lorsqu'elle laisse une place à l'écoute et au respect mutuel, peut devenir un véritable chemin d'évolution pour chacun.
C'est pour cela que je me tourne vers eux
Parce que je crois que le changement peut commencer là.
Avec un enfant. Puis un autre. Puis un autre.
Dans un atelier. Dans un conte. Dans une conversation.
Dans un moment partagé au cours duquel on prend simplement le temps de demander :
« Qu'est-ce que tu ressens ? »
Et d'écouter réellement la réponse.
Dans un moment où l'on apprend à un enfant :
« Tu as le droit d'être triste. »
« Tu as le droit d'avoir peur. »
« Tu peux dire non. »
« Tu peux demander de l'aide. »
« Tu as le droit de te tromper. »
« Tu peux recommencer. »
« Tu peux rêver. »
« Tu peux être toi. »
Ces mots peuvent sembler simples. Pourtant, ils peuvent participer à construire des repères précieux pour la vie.
Ils peuvent aider un enfant à comprendre qu'il n'a pas besoin de cacher ce qu'il ressent pour être accepté, qu'il peut reconnaître ses limites et qu'il n'est pas obligé de tout affronter seul.
Et peut-être qu'un jour, cet enfant deviendra un adulte qui disposera déjà de certains outils pour se comprendre, se respecter et traverser les difficultés.
Un adulte qui n'aura pas nécessairement besoin de passer autant de temps à se retrouver, parce qu'il aura appris, dès l'enfance, à revenir à lui-même.
Il rencontrera malgré tout des obstacles, des doutes et des remises en question. Mais il pourra s'appuyer sur ce qu'il aura appris, continuer à se découvrir et demander de l'aide lorsqu'il en aura besoin.
C'est cette possibilité que je souhaite contribuer à lui offrir.
Voyage Intérieur : donner des racines, ouvrir des portes
C'est finalement cela que je veux transmettre à travers Voyage Intérieur.
Je veux commencer avec le plus petit des humains, dans l'amour, la douceur, le jeu et l'imaginaire.
À travers les contes, les ateliers, le travail autour des émotions, le corps, l'énergétique, la spiritualité et la connaissance de soi, je souhaite proposer aux enfants des espaces dans lesquels ils peuvent explorer leur monde intérieur à leur rythme.
Je veux leur donner des racines.
Des racines nourries par des valeurs, des repères, une meilleure connaissance d'eux-mêmes et la possibilité de se sentir suffisamment solides pour avancer dans la vie.
Je veux leur donner des outils.
Des outils pour reconnaître leurs émotions, écouter leur corps, exprimer leurs besoins, poser leurs limites, développer leur discernement et comprendre qu'ils peuvent demander de l'aide.
Je veux ouvrir des portes.
Des portes vers l'imaginaire, la créativité, la nature, la spiritualité, la découverte de soi et toutes les possibilités qu'ils pourront choisir d'explorer.
Mais je ne veux pas décider de ce qu'il y aura derrière ces portes.
Parce que chaque enfant est différent.
Chaque enfant possède sa sensibilité, sa personnalité, ses besoins et son propre chemin.
Je veux lui laisser la liberté de devenir celui ou celle qu'il est, sans lui imposer ce que je pense qu'il devrait être.
Je veux simplement qu'il puisse grandir en sachant qu'il peut revenir à lui-même.
Qu'il peut s'écouter et se respecter.
Qu'il peut écouter le monde sans se perdre dans le monde.
Qu'il peut ressentir sans être submergé, tout en sachant qu'il a le droit d'être accompagné lorsqu'une émotion devient trop difficile à traverser.
Qu'il peut avoir peur sans laisser cette peur décider systématiquement à sa place.
Qu'il peut rêver sans avoir honte de rêver.
Qu'il peut tomber sans en conclure qu'il est incapable de se relever.
Qu'il peut être différent sans avoir besoin de s'excuser d'être lui-même.
Et qu'il peut conserver cette petite lumière intérieure que nous, adultes, avons parfois passé une grande partie de notre vie à essayer de retrouver.
Je ne prétends pas avoir toutes les réponses.
Je continue moi aussi à apprendre, à évoluer et à découvrir ce que ce chemin peut m'enseigner.
Mais je sais ce que je souhaite apporter à travers ce projet : une autre manière d'accompagner les enfants, qui laisse une place à leurs émotions, à leur sensibilité, à leur imaginaire et à leur liberté intérieure.
Parce que je crois que si nous voulons faire évoluer quelque chose dans ce monde, nous devons aussi nous intéresser à ce que nous transmettons dès les premières années de la vie.
Nous ne pouvons pas choisir à la place de nos enfants ce qu'ils feront de leur existence.
Nous pouvons en revanche les accompagner pour qu'ils disposent de repères solides, d'outils adaptés et de suffisamment de confiance pour construire leur propre chemin.
Je veux donner des racines. Je veux donner des outils. Je veux ouvrir des portes. Mais je veux laisser à chaque enfant la liberté de choisir son chemin.
Parce que je crois que si nous voulons changer quelque chose dans ce monde, nous devons commencer par les racines.
Et pour moi, les racines, ce sont les enfants.
Ils sont les adultes de demain.
Un enfant qui aura appris à gérer ses émotions et son être sera un adulte équilibré et aligné, pour un monde meilleur.
C'est là que commence le Voyage Intérieur.




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